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Les Jours Saints PDF Imprimer Envoyer
Écrit par P. Philippe Dumas   
Mercredi, 25 Mai 2011 15:33

Dimanche des Rameaux.

De nombreux chrétiens  se  pressent  dans  les  églises et participent à  la bénédiction des Rameaux et à la messe au cours de laquelle tous écoutent le récit de la Passion tiré, cette année,  de  l’Evangile  selon  saint  Matthieu. Comme  les  foules  rassemblées  à  Jérusalem en  l’année  30,  pour  acclamer  Jésus  monté sur un ânon, le peuple chrétien reconnaît en lui un grand prophète populaire, humble et fraternel. Mais ce Messie, ce « Christ » humilié  ne  serait-il  pas  le  « Serviteur  souffrant » annoncé par les oracles d’Isaïe (chapitres 50 et  suivants)  :  « Mon  serviteur  justiiera  des
multitudes  : il se chargera de leurs péchés »  ?

Jeudi  Saint.

Une  seule messe dans  chaque paroisse.  Elle  a  lieu  le  soir  et  annonce  l’arrestation de Jésus, son procès et sa Passion. Deux gestes sont mis en valeur ce soir-là  :  le lavement des pieds et la Cène. Dans ces deux gestes  refaits  symboliquement  au  cours  de la  célébration,  tout  est  dit  et  manifesté  sur l’Amour de Dieu  : « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans  le monde,  les aima  jusqu’au bout… »  Sachant  qu’il  est  venu  de  Dieu  et qu’il  retourne  à  Dieu,  il  se  lève  de  table, quitte son vêtement et prend un linge qu’il se noue  à  la  ceinture, puis  il  se met  à  laver  les pieds de ses disciples et à les essuyer  ! (Jn 13)   Non  ! Dieu n’est vraiment pas une « majesté royale » à nos manières  : il n’écrase pas, il se
met à genoux devant les hommes. Il est une « générosité » qui appelle  la nôtre. Désormais nous  sommes appelés à  faire de même  devant  tout  homme.  La  communion du  Jeudi Saint ouvre et appelle une vie  fraternelle. Dans beaucoup d’églises,  la veillée se poursuit jusqu’au cœur de la nuit dans le silence, la méditation des dernières paroles de Jésus et la prière personnelle. Chacun peut rester devant le Saint Sacrement (désigne le pain consacré par le prêtre, l’Eucharistie), ne serait-ce qu’une heure,  comme  les  disciples  qui  essayaient d’accompagner Jésus au Jardin des Oliviers et pendant son Agonie, malgré la pesanteur de leurs paupières et de leur sommeil…

Vendredi Saint.

Nous  suivons  le Christ  en a Passion,  sa mort  sur  la Croix  et  sa mise au  tombeau. C’est  le  jour des  « chemins de croix » qui ont  lieu un peu partout, dans  les rues ou dans les églises, au milieu du jour et jusque  vers  15h,  heure  traditionnelle  de  la mort du Seigneur. La Passion selon saint jean qui est  lue au cours de  l’ofice du soir nous met  déjà  en  présence  du  Christ  Glorieux, vainqueur de la mort par la puissance de son Amour. Une  grande  prière  universelle  permet à tous d’entrer dans  la prière du Christ en Croix, n’oubliant aucun de ceux qu’il vient sauver  :  tous  les  membres  du  « peuple  de Dieu », tous  les chrétiens encore divisés,  les membres du peuple juif, les croyants et les incroyants, les responsables de la vie publique et tous les blessés de la vie et de l’amour. Une grande procession se  forme alors pour que tous  puissent  venir  vénérer  la Croix,  signe du Salut offert par Jésus. Après  la communion au Pain de vie consacré la veille, chacun est invité à se retirer dans le silence, le jeûne et la pénitence.

La fête de Pâques.

La résurrection de Jésus est célébrée en deux temps  : d’abord dans la nuit  du  samedi  saint  illuminée  par  le  « feu nouveau »  et  le  « cierge  pascal ».  C’est  là le  sommet de  toute  l’année  liturgique  et de toutes  les  fêtes  chrétiennes.  C’est  le  grand « passage » (sens du mot « Pâques ») des ténèbres  à  la  lumière, de  la mort  à  la  vie, de l’égoïsme à l’amour. Cette veillée pascale est un moment  de  renaissance  pour  toutes  les communautés  qui  accueillent  de  nouveaux baptisés et de nouveaux conirmés. Ensuite, dans les messes du jour qui font retentir les
premières annonces de la résurrection de Jésus aux femmes de Jérusalem et aux disciples et apôtres. C’est une joie communicative qui se  répand dans  les assemblées, quand  chacun  salue  son voisin  en disant  :  « Christ  est réssuscité,  Alleluia  ! »  « Il  est  vraiment  réssuscité. Alleluia ! ».